Ou la loi des conséquences inattendues
J’habite, vous le savez, à Kachidoki. Avant d’être le nom de mes pastiches, c’est le
nom d’un quartier, sur l’île de Toyomi, dans la baie de Tokyo, la partie sud de l’île.
Sur mon île, un peu excentrée, il y a une ligne de métro, Oedo, qui s’arrête à une
petite gare, appelée modestement: Kachidoki. Cette gare, inaugurée en 2000, a été
conçue sur l’échelle des petites gares qui n’accueillent qu’une seule ligne. En d’autres
mots, il ne s’agit pas d’une gare de transit. La nuance est importante parce qu’elle a
un impact sur le nombres de portiques et le nombre de sorties et entrées avec un
nombre de passagers quotidiens estimés à 20 000 usagers. 20,000 personnes, cela
signifie, 10,000 le matin et 10,000 le soir, concentrés sur deux plages horaires de
pointe: 8:30-9:30 et la soirée, à partir de 18:00 jusque 20:00.
Aujourd’hui, 76,000 usagers passent par la gare. Cela est du au développement du quartier et au déplacement du coeur de la ville vers la baie de Tokyo: établissement d’une grande société multinationale: et paf! + 18 000 usagers. Etablissement de business centers, et surtout, de tours résidentielles. Depuis que j’habite à Kachidoki, en 2005, il y a 5 tours supplémentaires. au pif, Paf! + 15,000 personnes. C’est à se demander comment l’île continue de flotter.
Le hic, c’est que la taille de la gare n’a évidemment pas changé. Les heures de pointes sont chaudes. Très chaudes. Si par malchance on est sur le quai quand deux trains entrent en gare simultanément, c’est la panique totale. D’autant plus qu’aux heures de pointe, les rames se suivent toutes les une ou deux minutes. Impossible de sortir du train, d’entrer dans le train, et même de dégager des quais: les portiques agissent en goulot d’étranglement, les usagers des trains précédents sont encore sur le quai, les escaliers et les sorties sont engorgés. Mais malgré cela, les passagers sortent de leur train! Et donc, il y a encore plus de monde dans la gare. Bref, je ne vous fais pas un dessin, c’est absolument épouvantable. Un cauchemard!
Et mon papillon dans tout cela: Et bien: il n’existe pas. Personne, ni dans les entreprises localisées à Kachidoki, ni dans les personnes qui habitent Kachidoki et utilisent le métro, n’ont pris l’initiative des horaires de travail flexible. Si au lieu de concentrer les arrivées et les départs sur une heure de temps, ils étaient étalés sur 3 heures, l’engorgement serait déjà moins important. Il faudrait juste que 30%des personnes acceptent de commencer le boulot plus tôt et que 30 autres % commencent plus tard. Et donc, évidemment, cela aurait un impact sur le timing de fin de journée. Ceux qui commencent à 7h30 devraient terminer plus tôt. Ceux qui commencent plus tard, devraient rester plus tard.
Cela remettrait en cause le système de base du travail au Japon: on ne quitte pas son bureau avant son boss. Quitte à glander.
Que se passerait-il si l’élargissement des gares n’étaient plus possible, le battement d’ailes du papillon. Que se passerait-il si les entreprises devaient instaurer les horaires flexibles? C’est la société japonaise dans son entièreté qui serait influencée: les employés ne seraient pus obligés d’attendre que leur boss quitte leur bureau. Les papas pourraient rentrer à la maison plus tôt et profiter du temps en famille pour se ressourcer. Les enfants pourraient connaître leur papa et passer du temps ensemble pour faire les devoirs au lieu d’aller dans une école préparatoire, ils pourraient jouer au foot au lieu de s’abrutir devant la télé. Les mamans pourraient du coup prétendre sérieusement à un boulot puisque celui-ci leur permettrait d’associer vie professionnelle et vie privée. Elles se sentiraient valorisées et y gagneraient en autonomie. Quitter le travail tôt pour les enfants ne serait plus stigmatisé comme une tare et n’empêcherait plus l’accès à des fonctions responsabilisantes. Soyons fous, le choix de carrière ou de boulot plus peinard serait accessible à tous et toutes.
Les temps qui ne seraient plus consacré au travail (inutilement) pourrait être consacré à la famille, aux amis, au bénévolat, aux hobbies, à la gastronomie, aux vacances,au sport, à la lecture, à l’apprentissage d’une langue ou d’un art, au patchwork, si c’est cela que vous aimez... Ce serait OK d’aller boire un café ou un pot avec un ou deux amis, profiter du temps, discuter du monde, flaner, promener son chien, contribuer à la vie de communauté. La vie intérieure serait tellement plus enrichissante. Elle permettrait de trouver un équilibre mental sain et d’emmener cet esprit positif sur le lieu de travail. Celui-ci en serait plus efficace, voire plus créatif. Chaque personne serait plus heureuses, plus, comblée.
Waouw! Ce serait une véritable révolution de la vie sociale japonaise, tout cela gràce aux quais trop étroits et aux portiques trop peu nombreux dans les gares.
Mais voilà, le Japon ne serait pas le Japon si les architectes et ingénieurs, qu’ils soient maudits, n’avaient pas trouvé une solution à ce problème technique de devoir élargir les quais et agrandir les espaces sous-terrains pour y ajouter tout tout tout TOUT plein de portiques, élargir les sorties existantes et en ajouter de nouvelles. Tout cela, au départ de la surface, avec des grosses GROSSES machines, et pendant la nuit, quand les trains ne roulent pas et que la gare est fermée. Et donc, d’ici quelques mois (plus de 12), la gare pourra avaler et dégurgiter ses 90 000 usagers quotidiens (dans un an, il y aura 3 nouvelles tours résidentielles...). et Murphy aura dit son dernier mot!
Aujourd’hui, 76,000 usagers passent par la gare. Cela est du au développement du quartier et au déplacement du coeur de la ville vers la baie de Tokyo: établissement d’une grande société multinationale: et paf! + 18 000 usagers. Etablissement de business centers, et surtout, de tours résidentielles. Depuis que j’habite à Kachidoki, en 2005, il y a 5 tours supplémentaires. au pif, Paf! + 15,000 personnes. C’est à se demander comment l’île continue de flotter.
Le hic, c’est que la taille de la gare n’a évidemment pas changé. Les heures de pointes sont chaudes. Très chaudes. Si par malchance on est sur le quai quand deux trains entrent en gare simultanément, c’est la panique totale. D’autant plus qu’aux heures de pointe, les rames se suivent toutes les une ou deux minutes. Impossible de sortir du train, d’entrer dans le train, et même de dégager des quais: les portiques agissent en goulot d’étranglement, les usagers des trains précédents sont encore sur le quai, les escaliers et les sorties sont engorgés. Mais malgré cela, les passagers sortent de leur train! Et donc, il y a encore plus de monde dans la gare. Bref, je ne vous fais pas un dessin, c’est absolument épouvantable. Un cauchemard!
Et mon papillon dans tout cela: Et bien: il n’existe pas. Personne, ni dans les entreprises localisées à Kachidoki, ni dans les personnes qui habitent Kachidoki et utilisent le métro, n’ont pris l’initiative des horaires de travail flexible. Si au lieu de concentrer les arrivées et les départs sur une heure de temps, ils étaient étalés sur 3 heures, l’engorgement serait déjà moins important. Il faudrait juste que 30%des personnes acceptent de commencer le boulot plus tôt et que 30 autres % commencent plus tard. Et donc, évidemment, cela aurait un impact sur le timing de fin de journée. Ceux qui commencent à 7h30 devraient terminer plus tôt. Ceux qui commencent plus tard, devraient rester plus tard.
Cela remettrait en cause le système de base du travail au Japon: on ne quitte pas son bureau avant son boss. Quitte à glander.
Que se passerait-il si l’élargissement des gares n’étaient plus possible, le battement d’ailes du papillon. Que se passerait-il si les entreprises devaient instaurer les horaires flexibles? C’est la société japonaise dans son entièreté qui serait influencée: les employés ne seraient pus obligés d’attendre que leur boss quitte leur bureau. Les papas pourraient rentrer à la maison plus tôt et profiter du temps en famille pour se ressourcer. Les enfants pourraient connaître leur papa et passer du temps ensemble pour faire les devoirs au lieu d’aller dans une école préparatoire, ils pourraient jouer au foot au lieu de s’abrutir devant la télé. Les mamans pourraient du coup prétendre sérieusement à un boulot puisque celui-ci leur permettrait d’associer vie professionnelle et vie privée. Elles se sentiraient valorisées et y gagneraient en autonomie. Quitter le travail tôt pour les enfants ne serait plus stigmatisé comme une tare et n’empêcherait plus l’accès à des fonctions responsabilisantes. Soyons fous, le choix de carrière ou de boulot plus peinard serait accessible à tous et toutes.
Les temps qui ne seraient plus consacré au travail (inutilement) pourrait être consacré à la famille, aux amis, au bénévolat, aux hobbies, à la gastronomie, aux vacances,au sport, à la lecture, à l’apprentissage d’une langue ou d’un art, au patchwork, si c’est cela que vous aimez... Ce serait OK d’aller boire un café ou un pot avec un ou deux amis, profiter du temps, discuter du monde, flaner, promener son chien, contribuer à la vie de communauté. La vie intérieure serait tellement plus enrichissante. Elle permettrait de trouver un équilibre mental sain et d’emmener cet esprit positif sur le lieu de travail. Celui-ci en serait plus efficace, voire plus créatif. Chaque personne serait plus heureuses, plus, comblée.
Waouw! Ce serait une véritable révolution de la vie sociale japonaise, tout cela gràce aux quais trop étroits et aux portiques trop peu nombreux dans les gares.
Mais voilà, le Japon ne serait pas le Japon si les architectes et ingénieurs, qu’ils soient maudits, n’avaient pas trouvé une solution à ce problème technique de devoir élargir les quais et agrandir les espaces sous-terrains pour y ajouter tout tout tout TOUT plein de portiques, élargir les sorties existantes et en ajouter de nouvelles. Tout cela, au départ de la surface, avec des grosses GROSSES machines, et pendant la nuit, quand les trains ne roulent pas et que la gare est fermée. Et donc, d’ici quelques mois (plus de 12), la gare pourra avaler et dégurgiter ses 90 000 usagers quotidiens (dans un an, il y aura 3 nouvelles tours résidentielles...). et Murphy aura dit son dernier mot!
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